les agressions subies par la BRA
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  • Influence de la présence des centrales hydro-électrique en amont: Un ouvrage majeur telque Vouglans a profondément marqué la basse rivière d'Ain. Il influence directement la vie dans la rivière. Ces ouvrages retiennent le substrat de l'amont, qui constitue le lit de la rivière. Il en résulte un déficit en matériaux, un enfoncement de la rivière et l'abaissement de la nappe phréatique. Il s'agit d'un réel problème à moyen terme pour lequel des solutions sont actuellement envisagées.
  • Les pollutions: C'est sourtout l'été en période d'étiage que la rivière est la plus vulnérable. La concentration en polluants devient plus élevée. L'eau plus chaude et l'apport en nitrates fait proliférer les algues, dont certaines grosses consommatrices d'oxygène. De plus, des stations de traitement des eaux usées fonctionnent mal, ou sont sous dimensionnées du fait de l'augmentation constante de la population locale.

  • Cette canalisation se déverse directement dans la rivière à Charnoz, il est visible que ses rejets ne sont pas satisfaisants.
  • Prélèvement d'eau dans la nappe phréatique: La maïsciculture (des milliers d'hectares dans la plaine de l'Ain), est très grosse consommatrice d'eau durant la période estivale. Il est vrai que cette plante bien de chez nous... ( origine: Amérique centrale) a besoin pour se développer de chaleur et d'eau (climat équatorial). Il en résulte un abaissement de la nappe phréatique. Les apports à la rivière de cette eau très fraiche (<10°c) ne sont plus assez importants pour tempérer l'eau, d'où des envolées de la température, jusqu'à 27,5 °C durant la canicule 2003. Les plus anciens riverains déclarent, qu'avant le développement de la maïsciculture, il était très courageux de se baigner, même au coeur de l'été dans la rivière tant elle était fraîche. L'augmentation de la température de l'eau durant l'été est un des problèmes les plus importants auquel doit faire face la basse rivière d'Ain. Heureusement grâce à la cellule d'alerte, un soutien d'étiage et des lâchers préventifs sont obtenus dans certains cas. Malgré tout il est regrettable de manquer d'eau l'été alors que le barrage de Vouglans en contient des millions de m3, et de voir déferler à la fin du mois d'Août 150 m3/s durant plusieurs semaines.
  • Apports phréatiques sur la basse rivière d'Ain, sources d'eau fraîche durant l'été, leur débit diminue, voire cesse durant l'été à cause de l'arrosage intensif de la maïsciculture.
  • Durant l'été 2003, après l'arrêté d'interdiction de pompage, les nappes sont remontées de plusieurs centimètres, alors qu'aucune goutte d'eau n'était tombée.
  • Arrivée de sources dans le lavoir de Martinaz, se déversant ensuite dans le Pollon et immédiatement après dans la rivière
  • En 2003, ces sources ont permis de sauver de nombreux salmonidés. Leur existance est vitale pour la Basse Rivière d'Ain.

Tableau récapitulatif des agressions subies par la BRA, sources SAGE (www.bassevalleedelain.com)

Problématique identifiée

Causes connues classées par ordre décroissant d'importance

Conséquences principales sur les milieux et les usagers
Dégradation des eaux souterraines (nitrates, pesticides et bactériologie)
  • Fertilisation et désherbant pour la culture intensive (nitrates et pesticides)
  • Pollutions d'origine domestique (infiltration station) et industrielle (pollution accidentelle, décharges et zones industrielles...)
  • Absence ou déficience des systèmes de traitement des eaux (bactériologie)
  • Vulnérabilité des aquiféres (nappes alluviale) liée à l'absence de recouvrement imperméable (argile)
  • Vulnérabilité de la nappe par la mise à jour lors de l'extraction de granulats
  • Dégradation de la qualité des eaux annexes au cours d'eau alimentés par la nappe phréatique
  • Dépassement des seuils de potabilité

Diminution du niveau des nappes localement
  • Concentration des captages
  • Enfoncement du lit des cours d'eau
  • Assèchement des milieux annexes et cours d'eau alimentés par la nappe phréatique
  • Augmentation de la température de l'eau (Ain principalement)
  • Agravation de l'assèchement naturel (Albarine, Suran...)
La perturbation de la dynamique de la rivière d'AIN et enfoncement de son lit
  • Diminution des transports solides (barrages et endiguement)
  • Aménagement des cours d'eau type endiguement, protection des berges, seuils offensifs
  • Enlèvement de matériaux (curage et dragages dans le lit mineur)
  • Atténuation du régime hydrologique par les barrages
  • Baisse de la sinuosité.
  • Augmenation du risque lié aux crues par la régression des zones d'expansion naturelles, accélération des vitesses d'écoulement et aménagements dans les secteurs récupérés à l'espace de liberté de la rivière.
  • Abaissement du niveau de la nappe drainée par la rivière incisée: risque d'assèchement des captages périphériques, des milieux annexes, augmentation de la xéricité dans les forêts alluviales.
  • Impact négatif sur la diversité biologique (disparition des milieux alluviaux)
Perturbation du régime hydrologique de la rivière d'Ain par l'hydroélectricité
  • Gestion des éclusées en grande partie dictée par les demandes en électricité sur le réseau EDF (réponse immédiate en terme de production électrique)
  • Gestion des débits ne prenant pas suffisamment en compte le fonctionnement des milieux naturels : soutien à l’étiage en été limité par l’activité touristique de Vouglans, la cote ne devant pas descendre en dessous de 426, variabilité des débits estivaux faibles
  • Dégradation de la qualité piscicole liée au fonctionnement par éclusées (piégeage des alevins et exondation des frayères), à la stabilité et l’influence des débites réservés, à la rupture des circulations longitudinales
  • Baisse dynamique fluviale (recharge en matériaux, atténuation des crues)
  • Diminution du risque lié aux crues (écrêtement)

Erosion des berges
  • Déboisement
  • Présence d’espèces ligneuses dont le système racinaire ne maintien pas les berges
  • Erosion naturelle liée a la dynamique de la rivière
  • Participation active à la dynamique fluviale (recharge en matériaux)
  • Menace de déstabilisation d’ouvrages et de maisons
  • Difficulté de la gestion foncière des terrains perdus dans la rivière
Colmatage du lit des rivières
  • Rejets d’origine domestique
  • Diminution de la dynamique fluviale (ralentissement de la vitesse du courant, effet chasse d’eau atténué)
  • Rejets minéraux d’origine industrielle ou agricole (cressonnière..)
  • banalisation de la faune et de la flore benthique
  • dégradation des frayères
  • diminution des échanges avec la nappe
Inondations dommageables
  • phénomènes pluvieux exceptionnels
  • construction en zone inondable : réduction des zones d’expansion.
  • Recalibrage des cours d’eau (accélération des écoulements)
  • Manque d’entretien des cours d’eau (embâcle)
  • Risques pour la sécurité des ouvrages, des habitations et de la population
  • Régénération des milieux alluviaux
Pollutions azotées et phosphorées et phénomènes d'eutrophisation
  • Déversoirs d’orages
  • Absence ou mauvais fonctionnement des systèmes d’épuration
  • Surcharges hydrauliques
  • Sous dimensionnement
  • Absecnec de traitement
  • Disfonctionnement de la filière boues
  • Rejets diffus d’origine agricole difficilement quantifiable)
  • Des étiages faibles (origine anthropique ou naturelle)
  • Rejets d’origine industrielle non ou mal traités

  • Baisse de la productivité piscicole liée aux mortalités estivales (eutrophisation), au colmatage des frayères : impact négatif pour l’activité de la pêche.
  • Gêne pour les activités nautiques : développement algal
  • Banalisation de la faune et de la flore : eutrophisation, pollution toxique, colmatage.
Dégradation des eaux de baignade
  • Rejets directs des effluents en rivière
  • Dysfonctionnement des déversoirs d’orage

  • Risque de contamination par les baigneurs
Augmentation de la température des eaux de la rivière d'Ain durant l'été.
  • Baisse de l’alimentation phréatique pendant la saison chaude due à des prélèvements important dans les nappes
  • Augmentation de la température de l’air depuis plusieurs années

  • augmentation des effets de l’eutrophisation (baisse de l’O2) : augmentation des risques de mortalité piscicoles estivale
Dégradation de la qualité des eaux de la retenue de l'Allement
  • Accumulation des polluants drainés par l’Ange et l’Oignin (bassin industriel d’Oyonnax) et par l’Ain en amont
  • Anoxie du fond de la retenue en été, due à la dégradation des algues (relargage de NH4 et PO4)
  • • Une dynamique fluviale faible en été : stabilité du débit réservé

  • Source de pollution de la rivière d’Ain
  • Phénomène d’eutrophisation préjudiciable pour les activités nautiques sur la retenue
Raréfaction des milieux remarquables et plus particulièrement les brotteaux
  • Augmentation de la xéricité (baisse du niveau de la nappe)
  • Rupture des échanges transversaux
  • Diminution de la faculté de divaguer
  • Eutrophisation
  • Dérangement occasionné par la fréquentation touristique
  • Disparition des pratiques agro pastorales
  • Faible exploitation forestière
  • Mise en culture des terrains
  • Baisse de la diversité biologique
  • Banalisation des paysages
  • Diminution du caractère sauvage et de l’intérêt touristique

  • Les cormorans: Une migration hivernale importante nécessite une régulation musclée.
  • Les dépôts d'ordures sauvages: La rivière est régulièrement le théâtre d'actions inadmissibles. Ces abords sont souillés par :
    • des déchets volumineux, voire polluants déposés de manière préméditée par des individus dont la conscience civique est nulle
    • des déchets de toute sorte. Des gens venus manger au bord de l'eau abandonnent leurs détritus de partout. Faute d'éducation de cette population, des mesures répressives sont envisagées. La rivière n'est ni la poubelle des baigneurs ni celle des riverains.
  • La solution mise place par l'ensemble des gestionnaire de la rivière: des barrières, pour limiter les accès en voiture à la rivière. L'UPRA souhaite que la plupart de ces barrières ne soient fermées qu'en période critique (juillet août) afin de ne pas pénaliser les usagers respectueux de la rivière (pêcheurs, chasseurs, randonneurs, etc...). En de rares endroits, il sera hélas souhaitable que les accès soient constamment fermés pour éviter les dégradations répétées et les abandons de voitures volées et incendiées.
Carcasse de voiture brûlée par des délinquants
  • Le braconnage: La proximité de grands axes de circulation expose la Basse rivière d'Ain au braconnage. Mais certains autochtones ne sont pas en reste. Aussi 7 gardes bénévoles assermentés veillent. Si vous êtes témoins d'un acte de braconnage ou de pollution, appelez l'UPRA, au 06/78/04/24/32, pour le signaler. Les gestionnaires et les poissons de la rivière, vous remercient par avance.