La cellule d'alerte
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  • Pour enrayer les mortalités piscicoles estivales: La cellule d'alerte
  • Une des actions réalisations de la cellule d'alerte. Elle a obtenu d'EDF, un lâcher d'eau à 100m3/s durant la nuit pour nettoyer la rivière de ses algues.

<---- avant

après ----->

  • Composition:
    • Electricité de France- Groupe d'Exploitation Hydraulique Jura Bourgogne: directeur du GEH Mr Thierry FALGUIERES
    • Le Syndicat intercommunal à Vocation Unique du bassin Versant de la Basse Vallée de l'Ain: président Mr Gilles Piralla
    • la Fédération de la pêche et de la protection du milieu aquatique de l'Ain: Président Mr Mougeau.
    • AAPPMA Union des Pêcheurs de la Rivière d'Ain: Mr Daniel Rojon Président
    • AAPMA de Pont d'Ain: Président Mr Georges LESPINASSE
    • AAPPMA de PPVA: président Mr Michel VORGER
  • Création 1987, suite à une forte mortalité piscicole sur la rivière
  • Animée par la direction départemental de l'équipement, la cellule d'alerte assure la concertation entre les différents intervenants. Pour cela, elle procède à des mesures et des analyses. Elle permet de mobiliser les énergies au profit de la rivière plutôt que dans un rapport de forces. Elle permet enfin de proposer des intervnetions sur les débits. Chaque participant intervient dans le cadre de ses compétences, dans un but commun, celui d'un rivière de qualité.
  • Actions: lâchers d'eau, soutien à l'étiage (augmentation du débit réservé qui n'est légalement que la somme des débits entrants dans les ouvrages EDF lorsque l'apport est inférieur à 12,3 m3/s )
    • été 2003: deux lâchers d'eau à 100m3/s et un débit réservé de 6,5 m3/s au lieu des 3 m3/s apportés alors par les débits entrant dans les ouvrages EDF
    • été 2004: 8,5m3/s au lieu des 4 à 5 m3/s de débit entrant alors dans les ouvrages
  • La cellule d'alerte a été très sollicitée durant la canicule 2003, la situation était très grave (température de l'eau à 27,5°C). De plus, les pompages incessants dans la nappe phréatique limitaient les apports en eau fraîche. Il y a eu développement des algues filamenteuses, grosses consommatrices d’oxygène. La faune piscicole a énormément souffert durant cette période. Les bénévoles de l’UPRA se sont particulièrement engagés. Ils ont :
    • nettoyé les sources résurgentes de la nappe phréatique
    • ramassé les poissons morts
    • effectué des relevés de température
    • milité pour les lâchers d’eau d’EDF, alors que certaine AAPMA n’en voulaient pas, argumentant que le barrage d’Allement ne relâchait que de l’eau appauvrie en oxygène.
  • Les deux lâchers d’eau qui ont eu lieu, ont montré qu’ils remplissaient bien leur rôle : les algues filamenteuses ont été lessivées et, durant les jours suivants, il n’a plus été trouvé de poissons morts.
  • L’UPRA a interdit la pêche à partir de début Juillet, la situation était devenue critique et le braconnage trop facile. Sur certains secteurs, il y avait plusieurs dizaines de salmonidés rassemblés dans les sources, il fallait les protéger. La plupart des pêcheurs responsables ont compris cette mesure et n’en n’ont pas tenu rigueur à l’UPRA, le nombre de cartes vendu en 2004, resté stable, en atteste.
  • Les poissons qui ont le plus souffert de la canicule furent les grosses truites et les ombres adultes. Les juvéniles, moins grands consommateurs d’oxygène ont moins souffert. La canicule passée, les poissons ont eu du mal à récupérer de cette épreuve. En effet, leur principale source de nourriture, facile à trouver en temps normal, le gammare, avait vu ses effectifs considérablement diminués.
  • Conclusion : les désirs de l'UPRA n'ont pas été complètement satisfaits (nombre de lâchers insuffisant, l’interdiction de la navigation sur la rivière non obtenue,...), mais le pire a été évité et la mortalité a été moins importante que lors de certaines années pourtant marquées par des conditions climatiques moins sévères.

  • A droite agonie d'une truite: les yeux crevés (embolie gazeuse ? )
  • A gauche, réchauffement de l'eau léthale pour ces truite
  • La rivière d'Ain à 6,5 m3/s à Port Galland
  • Ombre sur un fond colmaté par les algues filamenteuses
  • Des truites et ombres le nez dans les sources. De l'eau frîche provenant de la nappe phréatique s'écoule dans la rivière. Inconvénient: cette eau est très pauvre en oxygène. Du fait du pompage de la maïsciculture le débit de ces source n'est plus assez important pour refroidir la rivière durant les fortes chaleurs.
  • Nettoyage des sources, des résurgences de la nappe phréatique.